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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 16:10

Le déroulement du Conseil Municipal du 21 novembre dernier a ravivé en moi des souvenirs difficiles. Maire de 1989 à 1995, j’ai été confrontée aux mêmes méthodes :

- provocations

- agressions verbales

- malhonnêteté intellectuelles caractérisées

- manipulations en tous genres

L’opposition de l’époque était ainsi. Elle ne peut avoir changée puisqu’on y retrouve les mêmes personnes.

 

Exemple très actuel, vous écrivez sur votre blog : « ce sont les indemnités allouées à 14 Adjoints contre la moitié précédemment qui plombent le budget de la ville ».

Les habitants de Pont de l’Arche lisent cela et peuvent le croire ! Mais comment un ancien Maire peut-il « balancer » sur la place publique ce genre de propos complètement faux ?

Alors, pour être parfaitement transparent, Le Conseil municipal vote une enveloppe indemnitaire en conformité avec le nombre d’adjoints réglementaire pour une commune de 4 000 habitants.

27 conseillers municipaux dont un Maire et 8 Adjoints. Nous avons, nous les élus, décidé que le montant de cette enveloppe serait réparti entre le Maire, les 8 Adjoints et 6 conseillers à qui le Maire a confié une délégation. Le Maire et les Adjoints ne perçoivent donc pas l’intégralité de leurs indemnités pour que 6 de leurs collègues puissent octroyés plus de temps à la vie municipale !

Je pourrais vous pointer d’autres affirmations toutes aussi démagogiques qui visent essentiellement à semer le trouble dans le jugement des Archépontaines et des Archépontains.

 

On peut comprendre le Maire quand il laisse parler sa colère. Il faut être très aguerri pour contenir une opposition qui ne sait dire que « non » !

Le Maire se voit accusé de « mettre à mort » l’association qui gère la crèche Bidibul. Je ne peux laisser l’opposition lancer cette accusation.

J’ai le « privilège » de connaître l’histoire puisque c’est mon équipe qui a créé ce service. Soit dit en passant,  peu de communes se lancent dans cette couteuse aventure. Même celles qui ont des budgets confortables. Où les trouve-t-on ? A Louviers, à Val de Reuil, à Pîtres-Le Manoir avec l’Espace des Deux Rives.

 

C’est en 1993 que se créé la crèche associative Bidibul, Place du Souvenir au n°12.

- 9 novembre 1993, le conseil municipal, à l’unanimité, décide d’octroyer gracieusement à l’association la propriété pour créer une crèche-halte garderie pouvant accueillir 16 enfants.

- François DUPONT comme Président de l’association et Carole DUPONT comme directrice, ce qui constitue un fonctionnement peu lisible.

- Coût de l’acquisition = 321 625,29 Francs (5 abstentions de l’opposition)

- Coût des travaux d’aménagement = 42 000 Francs

- Première convention signée avec l’association Bidibul (5 absentions de l’opposition)

 

- Vote d’une subvention annuelle de fonctionnement de 65 000 Francs (6 abstentions de l’opposition)

- 2 élus siègent au Conseil d’Administration

- Ouverture de la crèche en mai 1994

- 1996 – 1998, une opportunité se présente Rue Jean Prieur : la propriété de Jacques-Henri Lartigue scindée en trois parties. La partie centrale est achetée par la ville.

Coût de l’acquisition = 780 000 Francs

Coût des aménagements = entre 500 000 et 600 000 Francs

La crèche y est transférée. Les nouveaux locaux, plus spacieux, permettent une extension de l’accueil qui passe ainsi à 20 (16 en crèche et 4 en halte-garderie)

L’organisation reste la même (Direction et Présidence de l’association)

Cela nécessite une nouvelle convention avec loyer et subvention plus élevés (241 000 Francs)

Les contreparties sont claires :

- amélioration et optimisation des modes d’accueil permanents et temporaires

- partenariat renforcé avec le Relais Assistantes Maternelles et la PMI

- accès facilité des enfants de familles moins favorisées

 

Le Relais Assistantes Maternelles est créé dans les mêmes locaux pour créer une Maison de l’Enfance. C’est une structure municipale dirigée, aujourd’hui encore, par Isabelle BOIS.

 

En 2001, notre commune est en capacité de répondre aux besoins de garde, conformément aux engagements pris avec la Caisse d’Allocations Familiales qui soutient financièrement notre action.

 

Au changement d’équipe municipale, la maison qui jouxte le Bailliage, rue Blin, est réhabilitée et accueille le Relais Assistantes Maternelles. Une autre partie de la propriété rue Jean Prieur est à vendre.

La nouvelle équipe décide son acquisition  (121 959 €). La surface de la crèche passe ainsi de 150 à 530 m².

Des travaux lourds sont nécessaires pour un coût de 484 730 Euros et une extension de l’accueil qui comprendra 40 places.

Une nouvelle convention est nécessaire (hausse du loyer et de la subvention de fonctionnement). La Communauté de Communes Seine-Bord, intéressée par la structure, signera la convention lui réservant ainsi 10 places. Elle participera financièrement à l’aménagement et contribuera annuellement au fonctionnement, proportionnellement à son taux d’occupation.

L’organisation et la gestion restent les mêmes avec maintenant, au Conseil d’Administration de l’association,  un élu de Seine-Bord et un élu de Pont de l’Arche.

 

Faisant suite à cette nouvelle organisation, l’association Bidibul signe avec la Caisse d’Allocations Familiales, en 2005, une convention d’objectifs lui permettant de percevoir une PSU (Prestation de Service Unique).

Les principales conditions d’octroi sont claires :

- favoriser l’accueil d’enfants en situation de handicap ou d’urgence sociale

- adapter les contrats d’accueil aux besoins des familles

- clarifier les modalités d’admission

- fournir les couches et les repas

- préciser la place des familles et leur participation à la vie de l’établissement

 

En 2008, la nouvelle équipe prend les rênes et se donne un certain temps pour analyser le fonctionnement des services municipaux et associatifs.

Elle observe donc :

- que la répartition liée à la convention (Seine-Bord : 10 et Pont de l’Arche : 30) n’est pas respectée

- qu’il n’y a aucune place pour enfant en situation de handicap ou d’urgence, pas plus d’accueil temporaire

- que la crèche ne fournit pas les repas, ni les couches

- que les élus concernés ne sont conviés qu’une fois par an au Conseil d’Administration

 

Conclusion : la convention signée en 2005 avec la Caisse d’Allocations Familiales n’est pas appliquée alors que cette dernière finance.

Que fallait-il faire ? Laisser « courir » pour ne pas faire de vagues comme vous l’avez fait ? Ou remettre un peu d’ordre ?

Le Maire a choisi d’affronter le problème et de le résoudre.

Premiers résultats à ce jour :

- Directrice de la crèche : Carole DUPONT, Présidente : Myriam COQUELIN

- L’accueil des enfants de Pont de l’Arche et de la CCSB devra correspondre à la convention signée soit 30 et 10.

Les autres points sont en voie d’application.

 

Comment l’opposition peut-elle parler de « mise à mort » de l’association Bidibul ?

La municipalité à laquelle j’appartiens est très attachée à la vie associative et ne cesse de développer. Depuis presque trente ans, je suis élue. Un seul Maire a « mis à mort » une association. C’est vous, Dominique Jachimiak quand vous avez supprimé les ressources de l’association qui gérait depuis 20 ans le centre de loisirs (CAEJ) pour municipaliser celui-ci.

 

L’association Bidibul fête cette année ses 18 ans d’existence. Elle a toute sa place dans le développement de la politique que nous menons en faveur de la petite enfance.

Nous souhaitons vivement que s’instaure un partenariat avec le Relais Assistantes Maternelles, la PMI et les autres structures existantes sur le territoire de la CASE.

Notre partenaire privilégié est la CAF. Elle marque toujours un intérêt privilégié pour les projets portés par notre commune.

 

Voilà les précisions que je souhaitais apporter. Elles mettent en lumière :

- les contradictions d’une opposition qui fait uniquement « de la politique » au mépris de l’intérêt des habitants

- les difficultés d’être Premier Magistrat d’une commune quand on veut instaurer une certaine rigueur

- le décalage entre les projets ambitieux mis en chantier par l’équipe municipale et le niveau des attaques qui n’a pas évolué depuis 20 ans.

 

Alors si en 2012, Dominique, vous « inventiez » une nouvelle forme d’opposition qui amènerait dans le débat une autre vision, alors la démocratie triompherait.

Tous mes vœux pour une année 2012 durant laquelle nos combats pourraient se croiser.

 

Paulette LECUREUX

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Published by Questions d'avenir - dans Conseil municipal
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commentaires

ouch 14/02/2012 11:55


merci tant d'honneur me touche :)

Saint-Anonyme 14/02/2012 10:26


Ouch, "grand pourfendeur de l'injustice", et éternel sans-bras...

ouch 13/02/2012 10:55


juste pour info madame, tractation politique bien basse menée avec alizay pour votre retour en grâce en 2008 ... Alors quand vous affirmez n'avoir jamais combattu un adversaire politique un jour
pour vous associer avec lui le lendemain afin de conquérir le pouvoir, excusez moi mais c'est forcément très drole

Paulette Lecureux 12/02/2012 21:38


Imaginer que le Maire
« m’impose » des écrits ou des prises de position, c’est mal me connaître. Je suis respectueuse de la fonction de Richard Jacquet, je l’informe, j’effectue les recherches nécessaires et
les écrits paraissent dans Questions d’avenir pour, à mon sens, « remettre les pendules à l’heure » car les 5 mandats d’élus me donnent une liberté de parole et une légitimité pour
m’exprimer sur tous les dossiers qui ont fait l’histoire de Pont de l’Arche durant ces trente dernières années, parce que je les connais.


 


Je veux bien croire que je suis un
personnage atypique, que l’on aime ou que l’on exècre. J’ai des convictions et je n’ai jamais été de celles qui combattent un adversaire politique un jour et s’associent avec eux le lendemain
pour élaborer une stratégie de conquête du pouvoir.


Mes engagements, mes convictions, je les
ai payés chères parfois comme en 2001 sur le débat de l’intercommunalité. J’étais convaincue du bien-fondé de notre entrée dans la Communauté d’Agglomération et je ne l’ai jamais regretté.


Vous, vous m’avez combattu férocement,
tout cela pour y entrer dès votre arrivée à la mairie et en devenir ensuite vice-président.


Aujourd’hui, je suis le témoin des
tractations avec Seine Bord pour rejoindre Seine Eure. J’avais affirmé que l’histoire me donnerait raison, et bien nous y sommes !


 


Je vous ai observé, vous et votre équipe
pendant 7 ans.


Au vu des résultats, je me suis engagée
aux cotés de Richard Jacquet sur la base d’un projet ambitieux qui prolongeait l’action menée depuis trente ans et qui redonnait aux habitants le goût du « vivre ensemble ».


Vous avez écrit à une époque que j’étais
« un mauvais Maire ». A son tour, Richard Jacquet se voit taxé des mêmes qualificatifs. Allons, arrêtez de vous surestimer et de dire qu’ « avant vous, c’était l’incompétence
qui prédominait et qu’après vous c’est le chaos !! »


Chaque équipe municipale met en place
des actions, des projets, augmente ou diminue les impôts, élabore des stratégies économiques … et en règle générale améliore le quotidien des habitants.


Alors rendez-vous aux prochaines
élections municipales… projet contre projet.

DULONDEL 20/01/2012 21:26


M POUCE, un peu de logique regardez bien les commentaires de PONT DE L ARCHE POUR TOUS, depuis l'ouverture de son site, et vous allez voir que de nombreux commentaires ne sont que diffamation,
voir insultes sur la majorité et notre MAIRE.M JACHIMIAK, n'a toujours pas digéré sa belle défaite de 2008, et ce monsieur à soif du POUVOIR. Mais en réalité il doit faire fausse route, car mis à
part ces critiques journalières, il ne propose rien, et je pense que les archépontains attendent  autre chose, que ces petits commentaires de l'école maternelle. En attendant bon courage à
la majorité, et à notre MAIRE