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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:50

Même sans fanfares, ni trompettes et il faut s’y résigner, sans une médiatisation importante du cas d’école que représente le départ de M Real, le collectif pour le maintien de l’emploi sur le site d’Alizay, derrière l’intersyndicale et les salariés, continue de se battre, de rechercher des solutions, de soutenir l’action de celles et ceux qui croient que le site industriel d’Alizay est porteur d’avenir, de croissance et d’emploi.

 

Mikko-c-la-feteL’intersyndicale était en Finlande la semaine dernière pour rencontrer Hellander, PDG Finlandais du groupe de M Real.

L’option défendue par les syndicats et le collectif, c’est la vente du site à un repreneur, maintenant et vite car les repreneurs existent et assurent la reprise de l’activité. Des projets divers ont été présentés, étudiés et validés. M Real ne veut rien savoir, malgré les promesses et les annonces du mois de mai 2011.

Le scénario choisi par M Real justement, c’est la fermeture. La liquidation du site et le licenciement des 330 salariés de M Real et des presque 300 qui vivent de l’activité du site d’Alizay.

Mais la pression mise sur les dirigeants finlandais finie par porter ses fruits. Nous sommes loin d’une victoire, il faut bien le reconnaitre mais de nouveaux éléments peuvent peser dans la balance. Hellander en bonne équilibriste choisi une nouvelle formule qui combine les deux premiers scénarios : la vente du site après le PSE. Simplement, il pourrait accepter de vendre le site à un prix qu’il se refuse encore de donner mais une fois le licenciement de tous les salariés prononcé.

Il lui restera alors des obligations de ré industrialisation et c’est dans ce cadre que la vente pourrait se faire et qu’il proposera un accord à l’intersyndicale.

 

Cette solution n’est évidemment pas celle espérée mais est-il possible de la refuser, considérant la situation actuelle et les perspectives favorables encore possible ?

Ce qui est sur, c’est nous n’avons aucune confiance dans les engagements de Hellander et de M Real et que si cet accord est validé, comme le disait Richard Jacquet lors de ses vœux, c’est à l’Etat d’imposer contractuellement des obligations de résultat à M Real. Hellander et ses actionnaires ne doivent pas s’en sortir en justifiant de plusieurs millions d’euros injecter dans un plan de ré industrialisation. Les finlandais doivent garantir la reprise effective du site et le développement de l’emploi.

 

Plus d’information sur le site de l’intersyndicale :

http://developper-m-real-a-412.over-blog.com/

 

Illustration: Blog intersyndicale M Real Alizay

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 16:39

 Syndicats-M-Real

 

Avec le personnel, les élus et le « comité pour le maintien

et le développement de l’emploi 

 

 

Déjà la fin janvier, il est plus que temps d’inviter toutes celles et tous ceux qui ont affirmé leur volonté de nous soutenir aux

 

VŒUX DES SALARIES DE LA PAPETERIE D’ALIZAY (ex M-REAL)

 

Il est plus que temps, d’autant plus que notre année 2012 à nous ne compte que 3 mois  selon le calendrier de M.Hellander : le 2 avril, les licenciements tomberont pour la plus grande partie des salariés.

 

Alors oui, il nous faut des actes, et vite ! Faites modifier la loi sur l’expropriation !!!

 

Le vendredi 27 janvier à 11 heures, nous donnons rendez-vous chez nous aux représentant-e-s de l’Etat et de toutes les collectivités territoriales de notre Région qui se sont prononcées le plus souvent à l’unanimité pour que l’Etat engage la procédure d’expropriation permettant aux candidats de reprendre notre entreprise.

 

Sont donc invité : le premier ministre M.François FILLON, le ministre de l’industrie M. Éric BESSON, le ministre de l’agriculture M. Bruno LE MAIRE, le président du conseil régional M.Alain LE VERN ainsi que ses vice-présidents et les conseillers régionaux, le président  du conseil général M. Jean--Louis DESTANS, ses vice-présidents et les conseillers généraux, les députés M.Laurent FABIUS et M.François LONCLE ,  le président de la communauté de communes  Seine-Bord M.Thierry DELAMARE, le président de la Communauté d’agglomération Seine-Eure M.Franck MARTIN, ainsi que tou-te-s les maires et élu-e-s des collectivités environnantes, Mme la sous-préfète des Andelys et M. le Préfet de l’Eure.

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 10:14

« Ne rien lâcher » bien sûr !

Le combat continue pour les salariés du site d’Alizay qui feront tout et jusqu'au bout pour sauver ce qui doit être sauvé. L’intersyndicale en tête, le collectif à leurs cotés, il est inenvisageable d’abandonner un combat juste qui est le reflet de la politique industrielle d’un pays qui abandonne ses outils de production aux mains de financiers et de patrons voyous.

 

Et ce matin, en écoutant les informations, il y a de quoi se révolter !

Effet d’annonce et slogan de campagne, le Président de la République ne veut plus un seul plan de licenciement de masse avant l’élection présidentielle et a missionné ses ministres pour éteindre les incendies aux quatre coins du pays!

Seafrance ici, Fralib et Goodyear là bas, Pétroplus à Petit couronne et chez nous M Real, Azéo, Sotrafer … et combien encore !

Nous sommes d’accord sur un point : les licenciements, nous n’en voulons plus ! Avant comme après les présidentielles !

Alors que faisons-nous ? Que fait l’Etat ? Le gouvernement est-il prêt à s’engager fortement en légiférant si besoin pour créer les conditions de la relance industrielle, du maintien et du développement de l’emploi à travers tout le pays. Il ne suffira pas de rencontrer les PDG dans les salons ministériels pour stopper l’hémorragie. A moins que la volonté de l’Etat soit seulement de contenir les plans sociaux jusqu’au 6 mai 2012 pour mieux les boucler après et pendant l’été !

 

La campagne électorale ne doit pas tout permettre et les salariés de chaque entreprise ont le droit à la vérité et au respect.

 

Du coté de M Real, Mikko Hellander, PDG finlandais du groupe a enfin daigné se rendre à un rendez-vous. Il a été reçu par Eric Besson, Ministre de l'industrie, et doit revenir prochainement pour parler ré-industrialisation, revitalisation … et quoi encore ?

Pas question de vendre bien sûr, les enjeux financiers des « petits arrangements entre amis » sont bien trop importants. Alors ils nous font patienter avec des groupes de travail et de réflexion sur de futurs hypothétiques projets industriels qu’ils favoriseront et financeront sur le site. Foutaise ! Comme le plan de reclassement de 2006 qui flirte avec les 0% de réussite.

 

Nous attendons donc plus que jamais des engagements précis, écrits et signés entre la direction finlandaise, l’Etat et l’intersyndicale. Il est temps de contractualiser des accords et de mettre carte sur table les moyens qui seront déployés, les résultats attendus, les échéances et les pénalités financières en cas de non réalisation des projets de ré-industrialisation.

« Les paroles s’envolent, les écrits restent ». Nous n’avons aucun cadeau à leur faire et la période électorale qui débute doit nous aider dans ce combat. Dans le cas contraire, les salariés partiront avec des indemnités plus ou moins conséquentes, peineront à retrouver un emploi stable, s'ils en retrouvent un et le site industriel d’Alizay deviendra une friche sans avenir.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 17:12

Délibération votée à l'unanimité lundi soir lors de la séance du Conseil municipal de Pont de l'Arche

 

Le conseil municipal de Pont de l’Arche apporte une attention particulière à la situation de l’entreprise M REAL sur le territoire d’Alizay.

Nous sommes inquiets du devenir industriel de notre territoire et, dans le cas présent, du devenir des 330 salariés directs de M REAL et des emplois induits qui en représentent autant.

 

Depuis 2009, la ville de Pont de l’Arche accompagne l’intersyndicale (CGT – CFE/CGC) à travers les actions du collectif pour la sauvegarde et le maintien de l’emploi.

 

Les actions entreprises, jusqu’à ce jour, ne paraissent pas apporter de solution pérenne. La situation est particulièrement préoccupante compte-tenu des échéances annoncées par la direction finlandaise, à savoir, des premiers licenciements au premier trimestre 2012.

 

Les scénarios envisagés par M REAL pourraient néanmoins se voir contrarier par les procédures qui pourront être engagées par les salariés, dans le cadre de l’étude du PSE, ou par le Parlement Européen qui pourrait diligenter une enquête dans les jours ou les semaines à venir pour entente illicite.

 

- Considérant la nécessaire sauvegarde de l’emploi sur notre territoire dans un contexte national et international d’extrême tension ;

 

- Considérant que le contexte ne permettra pas le reclassement de l’ensemble des salariés du site (600 emplois estimés) ;

 

- Considérant les déclarations de Mikko HELLANDER, PDG finlandais du groupe M REAL, le 4 mai 2011 déclarant vouloir trouver un repreneur crédible au site ou, faute de repreneur, fermer le site ;

 

- Considérant les nombreuses offres de reprise transmises à la direction finlandaise et les projets « crédibles » proposés et validés par l’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) ;

 

- Considérant la position finlandaise qui semble être de ne plus vouloir voir aboutir la vente du site ;

 

- Considérant la délibération de la Communauté de Communes Seine-Bord, en date du 7 novembre 2011, demandant au Préfet de prononcer la déclaration d’utilité publique, en vue de l’expropriation, en cas de refus de la cession du site par M REAL à l’un des candidats repreneurs ;

 

- Considérant le vœu exprimé à l’unanimité par le Conseil Général de l’Eure, réuni en Assemblée plénière le 9 décembre 2011, réclamant au Gouvernement d’entreprendre les mesures d’expropriation en cas de refus de la cession du site par M REAL à l’un des candidats repreneurs et de l’engagement d’Alain LE VERN, Président de la Région Haute-Normandie, dans son courrier au Premier Ministre du 14 décembre 2011 ;

 

- Considérant la volonté des salariés de M REAL, représentés par l’intersyndicale, d’aller au bout de la démarche de reprise du site ;

 

- Considérant les enjeux stratégiques du territoire relatifs à l’axe Seine (avenir de l’automobile, essor des éco-mobilités et en particulier la filière automobile électrique) : développement des ports et du projet de port fluvial à Alizay, projets culturels et environnementaux autour du fleuve et du patrimoine exceptionnel de la vallée de Seine ;

 

- Attendu que l’Etat aura contacté les repreneurs potentiels et qu’il aura vérifié les conditions de la reprise du site en cas d’expropriation ;

 

- Attendu que l’Etat aura mis tous les moyens possibles et nécessaires pour la poursuite de l’activité papetière et le maintien des emplois en relation avec les collectivités territoriales ;

 

Le Conseil Municipal se prononce en faveur de l’expropriation du groupe M REAL ou toute autre forme coercitive qui permettra la reprise de l’activité industrielle sur le site d’Alizay.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 22:52

Ce mardi, un long reportage dans le 20heures de TF1 est revenu sur la situation de l’emploi dans notre secteur. Chez M Real d’abord, chez Marco ensuite. Deux combats exemplaires pour sauver et développer l’emploi.

 

D’un coté de la Seine, les actionnaires Finlandais vont fermer une usine, sacrifier un savoir-faire et licencier 600 personnes. Sur l’autre rive, les derniers salariés de Marco qui croyaient que tout était fini ont vu la reprise de la société et des patrons se battre pour sauvegarder ce qu’ils considéraient faire partie de leur patrimoine.

A Alizay, des hommes et des femmes se battent. Nous ne dirons jamais assez combien leur lutte est juste, combien leur combat est exemplaire et mérite d’être couronné de succès.

 

Alors parce que nous croyons avec eux que la seule solution viable pour développer l’emploi passe par la reprise d’une activité industrielle sur le site, nous continuerons de soutenir les salariés de M Real, à parler d’eux, de leur combat et à soutenir toutes les initiatives qui seront prises par l’intersyndicale.

 

marcoPour visionner le reportage de TF1, cliquez sur le lien suivant http://videos.tf1.fr/jt-20h/emploi-les-combats-des-salaries-6874562.html

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 10:03

IMG00273-20111124-1154Jeudi matin les salariés de M Real ont montré qu’ils n’avaient pas l’intention d’arrêter le combat. Oui le site est débloqué, oui le travail a repris mais la lutte continue, plus que jamais. Parce que ce combat est juste, parce que la position finlandaise est parfaitement scandaleuse et parce que la seule façon d’assurer le reclassement des salariés après le départ de M Real est d’accepter la proposition d’un des repreneurs.

 

C’est ce qu’ils sont venus dire aux maires de France, entre Champagne et petits fours, à l’occasion du salon organisé porte de Versailles. Ils sont venus dire à l’Etat que les moyens de pression existent contre Metsaliitto qui exposait ses produits par l’intermédiaire d’une de ses filiales Metsa Tissue.

IMGP2075C’est donc ce stand que 150 personnes ont envahis jeudi midi, salariés en tête et élus associés à la démarche à commencer par le Maire de Pont de l’Arche et le Maire d’Alizay, des conseillers régionaux et François Loncle, Député, qui interrompait une réunion pour rejoindre les salariés de M Real.

 

Il ne faut pas douter de la motivation de ces hommes et de ces femmes qui se battront jusqu’au bout pour sauvegarder leur outil de travail et leur emploi.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:13

Communiqué de Richard Jacquet

Maire de Pont de l’Arche

 

IMG_1031.jpgDepuis plusieurs années, les salariés de l’entreprise M Real vivent dans la peur permanente de perdre leur outil de travail, leur emploi, et tous ce que chacun s’est astreint à construire au quotidien.

Depuis plusieurs mois, les salariés de M Real, emmenés par l’intersyndicale ont recherché toutes les solutions pour sauver leur usine. Ils ont obtenu des résultats exceptionnels et ont montré la pertinence du projet qu’ils soutenaient depuis 2009 et balayé d’un revers de main par la direction finlandaise et par les fossoyeurs d’Alizay.

 

Mardi 15 novembre, après 4 semaines de blocage du site, une centaine de salariés sont venus à la gendarmerie pour déposer symboliquement plainte contre un patron voyou qui fait peu de cas de leur avenir, de l’avenir su site et des milliers d’emplois que la décision scandaleuse et toujours aussi incompréhensible de M Real et Metsäliitto vont détruire.

Ils ont porté plainte pour harcèlement moral, traduisant ainsi l’insécurité morale et physique provoquée par les décisions successives de Ms Hellander et Jordan, tous deux Finlandais.

 

Si le site est débloqué dans les jours qui viennent, l’action continue.

Il est hors de question d’envisager l’abandon du combat pour la sauvegarde du site et de l’emploi à Alizay.

 

Nous poursuivons donc, derrière l’intersyndicale, les actions de sensibilisation de l’opinion publique et des décideurs de tous niveaux.

L’Etat, par la voie du Président de la République, doit impérativement saisir les plus hautes autorités finlandaises et leur faire part de l’image détestable que provoque le scandale M Real sur la Finlande en France.

Nos Ministres doivent montrer leur implication au-delà de la mise à disposition de leurs conseillers. Les syndicats ont demandé à rencontrer le Président de la République. Ils n’ont pas demandé à rencontrer un conseiller qui les assurera, une fois de plus, du soutien entier de l’Etat Français…

Notre représentation Européenne, par la voie de son commissaire Michel Barnier doit accompagner les démarches engagées. Il est resté étrangement muet depuis le début de cette affaire.

 

ReunionNous poursuivons également nos contacts au niveau européen. C’était le sens de nos rencontres ce mardi au parlement Européen de Strasbourg.

Invités et accueillis par Estelle Grelier, Députée Socialiste, nous avons rencontré successivement Liisa Jaakonsaari, Députée finlandaise qui nous a assuré porter le dossier dans son pays, Karima Déli (EELV), Jacky Hennin (Front de Gauche) et Pervenche Berès, Présidente socialiste de la commission emploi au parlement Européen.

Nos élus Européens saisiront dans les heures qui viennent Joaquin Almunia, Commissaire espagnol à la concurrence en demandant une enquête approfondie sur M Real et Metsäliitto, déjà condamnés pour des ententes illicites par le passé.

 

C’est ce que notre délégation a voulu réaffirmer hier au cœur de l’institution européenne. La peur change de camp. Miko Hellander et Cary Jordan devront justifier devant leurs actionnaires leurs actes et régler des amendes exorbitantes. Ils sont désormais sur un siège éjectable. S’ils ont décidé d’aller jusqu’au bout, qu’ils sachent de notre volonté est sans faille.

 

Aujourd’hui et maintenant, une seule porte de sortie est possible, la reprise urgente des discussions.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:40

 Lettre au president signe

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 14:51

Communiqué de Marc-Antoine JAMET, Maire de Val-de-Reuil,

Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie

 

M'REAL : ALORS QUE LE PDG FINLANDAIS FERME LA PORTE A LA SOLUTION THAILANDAISE, L’OFFRE DES REPRENEURS FRANÇAIS

DOIT ETRE EXAMINEE SANS TARDER

 

Alizay est le plus bel outil papetier du nord de l’Europe hors Scandinavie. Il occupe une position géographique remarquable à proximité de voies de transport diversifiées (route, fer, fleuve), d'un massif forestier pourvoyeur de matières premières, de zones de consommation. Il possède des outils industriels de pointe (unité de désencrage et machine à papier). Il réalise près de 200 M€ de chiffre d'affaires.

 

Sa fermeture serait absurde tant elle aurait de nombreuses conséquences négatives directes et indirectes sur l'emploi, sur la protection de l'environnement en contraignant notre région à renoncer sur le site au projet biomasse CRE3, d’une puissance de 50MW électrique, de loin le plus important en France, sur la croissance économique haut-normande, sur la filière recyclage. C'est pourquoi il est indispensable que soit rapidement étudié et accepté par toutes les parties prenantes, au Ministère de l’industrie ou de l’agriculture qu’importe, le projet des repreneurs français Fin’Active. Organisé autour d’idées simples, il offrirait une solution de sortie à tous  :

 

- une autonomie de Alizay qui retrouverait une totale marge de manœuvre commerciale et ne verserait plus de frais de pilotage hors de nos frontières à une tutelle ambigüe ;

- le développement actif de la filière du papier haut de gamme recyclé français (avec un approvisionnement sécurisé en pâte venue de l’usine Vertaris de Grenoble qui serait ainsi sauvée de même que sa centaine d'emplois) ce qui en fera une tête de pont de l'économie verte ;

- l’expérience de Fin’Active et d'un de ses dirigeants Gilles Roland qui a déjà sauvé Manoir Industrie en difficulté voici sept ans à quelques kilomètres d’Alizay.

 

Dans le même temps qu’il est indispensable de mettre les dirigeants finlandais de M'Real devant leurs responsabilités :

 

- économiques : Alizay n'avait aucune stratégie propre, n'a pas pu atteindre le niveau de production qui lui permettait la rentabilité, ne disposait pas de force de vente, les frais de gestion reversés en Finlande étaient trop élevés, l'objectif de M'Real était en fait de privilégier l'usine de Husum en Suède ;

- juridiques : transferts de volumes (40 000 tonnes et 5 donneurs d’ordre essentiels), délit d’entrave  matérialisés par des annonces aux clients sans les communiquer au comité d’entreprise et aux instances représentatives du personnel CE, pratiques anti-concurrentielles qu’il faudra justifier devant les services anti-trustde Bruxelles ;

environnementales : coût de la fermeture et de la dépollution du site probablement plus onéreuse que M’Real ne l’a calculée. 

     

C'est autour de cette double tactique que doit désormais se manifester, si la piste du thaïlandais AA est effectivement abandonnée, un soutien fort de tous les partenaires unis, Etat et Région notamment, autour des actions juridiques des salariés qu’il faut espérer voir aboutir et du plan de Fin’Active qu’il faut -enfin- étudier.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 15:31

Vaches-2.jpgAlors que les grands de ce monde sont reçus sur une cote d’azur « bunkérisée »,  les mauvaises nouvelles s’amoncèlent sur le front de l’emploi. Après M Real, c’est aujourd’hui Sotrafer et Azéo qui pourrait quitter notre canton et licencier au passage 90 salariés à eux deux.

 

Ce matin, d’autres avaient rejoints le mouvement. Avec M Real, Pétroplus, Saipol, le port autonome, Renault, tous étaient venus crier leur colère devant autant de licenciements et aussi peu de cas fait de centaines d’ouvriers.

La capitale Haut Normande aura été paralysée quelques heures puisque plusieurs accès à Rouen étaient bloqués comme pour redire à toute une population que leur industrie meurt à petit feu.

Mais combien faudra-t’il d’actions pour qu’enfin l’Etat prenne ses responsabilités !

Les actions se suivent et ne se ressemblent pas : un seul objectif, mettre la pression sur les décideurs qui feront que le site pourra être vendu et repris car c’est la seule alternative crédible au reclassement de tous les salariés, au développement de projets innovants et donc à celui de l’emploi.

 

Vaches-3.jpgCette lutte engagée depuis 16 jours maintenant doit bien sûr se poursuivre, il n’est pas question de céder maintenant. Les repreneurs eux sont toujours présents et c’est leur présence qui motive les troupes. Leur énergie, ils la puisent dans l’espoir même infime, et fluctuant il est vrai selon les jours, de voir leur usine redémarrer … pour de bon.

 

C’est certainement l’exemple de l’action commune de ce matin qui apporte la meilleure réponse. Car c’est uni que les salariés obtiendront les meilleurs résultats. Pour M Real, pour Azeo, pour Sotrafer, pour tous autres, et c’est à redouter pour ceux qui ne le savent pas encore.

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