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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 13:54

L'Appel national pour l'Ecole publique réunit aujourd’hui plus de 242 000 signatures. C’est la plus importante action de promotion et de défense de l’Ecole Publique depuis près de 20 ans. De plus, le choix de la tourner vers nos concitoyens commence à porter ses fruits comme en attestent les dernières enquêtes d’opinion.

 

Les organisations signataires ont décidé de poursuivre cette campagne et d’ouvrir une nouvelle phase de signatures pour cette rentrée, du 9 septembre au 9 décembre. Durant cette période, et notamment lors du débat parlementaire sur le budget 2011, nous interpellerons, au nom des pétitionnaires, les élus (parlementaires, président des exécutifs locaux),  le président de la République, le Premier ministre, le Ministre de l’Education Nationale, ainsi que les responsables des partis politiques.

 

L’Ecole Publique qui souffre déjà depuis de nombreuses années, va en effet être à nouveau frappée par 16 000 suppressions supplémentaires dans le budget 2011. Nous devons marquer notre opposition à cette destruction programmée de notre Service public, laïque et gratuit d’Education. L’objectif est aujourd’hui de  rassembler plusieurs dizaines de milliers de signatures pour dépasser le cap significatif de 300 000 citoyens-militants de l’Ecole Publique.

 

Vous pouvez pour cela :

 

-      envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à des proches, des amis ou des collègues en les invitant à le diffuser à leur tour : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

 

-      d’inviter de nouvelles personnes à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

 

 « L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. »

Ces premières phrases de l’ « Appel » ont une résonnance particulière au moment où la crise frappe une grande partie de  nos concitoyens. Elles prennent aussi un relief particulier avec les récentes orientations du sommet de l’Etat qui divisent, fragmentent, et finalement dressent, les uns contre les autres, ceux qui vivent dans notre pays. La défense et la promotion de notre modèle d’Ecole publique laïque et gratuite devient donc aussi un impératif démocratique.

 

 

L’ensemble des organisations nationales signataires :

DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, LMDE, APAJH, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, UNSA MAIF, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), FLE ( FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION), SNEA

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 16:32

Oh!... Qu’ils étaient beaux les enfants ce matin…Impatients, joyeux de retrouver leurs camarades ou inquiets du travail à accomplir… et du rythme à suivre…Tous les élèves étaient au rendez-vous !!! Pour certains parents,  ce pouvait être « préparez vos mouchoirs ». En effet, nous avions tous chacun notre tour, quelques pincements au cœur à l’entrée du petit en maternelle…puis au CP…et quand il s’est agi de l’entrée en 6ème :  "Oh là, là, mon fils est déjà grand, ma fille en est déjà là…Les émotions multiples étaient, sûrement,  au rendez-vous !

 

Ecole maternelle, école primaire, collège

La rentrée de Septembre est toujours riche d’évènements et les rencontres, entre élèves, élèves et enseignants, parents-élèves ou enseignants-parents sont, à chaque fois,  pleines de promesses.    

La municipalité est consciente et attentive comme le rappelle Nicolas Bouillon Adjoint à l’Education car l’enjeu est grand : « L’Education des enfants, les apprentissages mais aussi l’épanouissement individuel et collectif de chaque classe d’âges. La construction de l’individu passe nécessairement par ces temps dédiés à la connaissance, au partage des jeux, au dépassement de soi».

 

Les enseignants et l’ensemble de l’équipe éducative constitués dans chaque établissement ne désirent qu’une chose : apporter aux élèves les réponses les plus adaptées à leurs besoins, à leurs envies, et ce, dans un environnement agréable, sécurisé, doté des équipements et matériels pédagogiques relatifs au bon déroulement de la scolarité.

 

La compétence de la municipalité est d’apporter aux écoles –maternelle « les Lutins »  et primaire « Maxime Marchand » les moyens en ATSEM, en personnel d’entretien et les animations périscolaires en plus des moyens matériels (bureaux, chaises, classes …).

Pour le collège « Hyacinthe Langlois » il en va de la compétence du Département (le personnel TOS…, les locaux, l’aménagement des classes…les ordinateurs…les casiers…). Et l’on sait qu’ensuite la Région (Conseil régional) prend le relais avec la compétence par rapport aux lycées et établissements d’enseignement supérieur…

 

Quelle organisation ! Chacun met un point d’honneur à réussir sa rentrée après que grand ménage, petits ou grands travaux aient été réalisés sur le temps des vacances scolaires !

 

Notre commune a une population très jeune et cette année,

383 élèves  prennent le chemin de l’Ecole des écoles maternelle et primaire :

- Ludovic Aumont, directeur de l’école Maternelle accueillent dans les 7 classes  189 élèves,

-  Myriam Rasse, dans les 12  classes de Primaire un total de 294 élèves,

Quant au collège, la nouvelle principale Mme Da Silva attend  de la 6ème à la 3ème plus de 500 élèves de Pont de l’Arche et des communes avoisinantes.

 

Les temps forts de Septembre sont bien la rentrée des classes – les 2 et 3 septembre 2010-  et les inscriptions dans les différentes activités culturelles et sportives proposées par les clubs et associations- forum des associations le 5 septembre – autour du Marché ; ou comment choisir et organiser ses activités  jusqu’à l’été prochain ?  

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 11:35

PiscineLa presse locale fait écho des derniers débats de la Communauté d’Agglomération Seine Eure sur le sujet des piscines.

Depuis le milieu des années 90, notre commune n’est plus dotée de cet équipement pour raison de sécurité, la piscine des bords de l’Eure était devenue dangereuse.

 

Questions d’avenir s’était engagé durant la campagne de 2008 à « porter à l’échelon de l’Agglomération Seine Eure l’inscription de la compétence sport permettant par exemple la création d’une piscine intercommunale ».

Il semble que cette réflexion aboutisse puisque les élus de la CASE ont adopté au dernier conseil communautaire une nouvelle compétence facultative portant sur la création et la gestion des centres aquatiques à compter du 29 avril 2010.

 

Et alors …

Les débats ont semblent-ils conduits (non sans mal selon nos informations) à la conclusion que trois équipements étaient nécessaires sur le territoire, autour de Louviers, autour de Val de Reuil et autour de Pont de l’Arche. L’étude menant à ces conclusions a par ailleurs été mené avec la communauté de communes Seine Bord.

Les élus ont arrêté un phasage des opérations en traitant prioritairement la ville centre, Louviers, puis Pont de l’Arche, puis la rénovation du centre de Val de Reuil.

On parle d’une ouverture en 2013 pour Louviers, notre commune venant ensuite.

 

Il nous faudra encore un peu de patience pour les premières brasses mais le dossier le projet semble désormais acté.

 

A suivre …

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 10:59

" La plus belle de l’école ! "


Face à la croissance démographique et suite aux demandes des parents d’élèves, la municipalité élue en 2008 a obtenu de l’Inspection académique la création d’une 7e classe maternelle sans fermeture d’une classe de CP.

Il a donc fallu créer de nouveaux locaux et les élus ont mis un point d’honneur pour réunir tous les enfants de maternelle « Lutins ».

Ainsi la 7e classe a été créée au 2e étage où se trouvaient auparavant 4 logements des enseignants. Près de 220 m² viennent d’être intégrés en janvier aux espaces de vie scolaire dans le plus strict respect des règles d’hygiène et sécurité (notamment le désamiantage effectué avant la rentrée scolaire).

 

Christine Caron, professeure des écoles depuis 2005, occupe les nouveaux locaux de la 7e classe depuis quelques jours… et semble plutôt satisfaite ! « Depuis leur arrivée en maternelle, les enfants apprennent la vie en société, autrement dit la socialisation. Arrivés en Grande section, la dernière année avant le CP, ils sont capables de se concentrer et donc d’apprendre des leçons. Avec l’aide de Nicole Hue, ATSEM, je peux travailler sur l’apprentissage et la 7e classe est très appropriée pour cela. Elle est très agréable, surtout sur le plan sonore. Le plafond a été rabaissé et le calme règne ce qui aide les enfants à se concentrer sur les activités. C’est même la salle la plus pratique de l’école. On a craint un moment que les escaliers puissent poser problème aux enfants. Bien au contraire, les enfants de Grande section se sentent encore plus grands car ce sont les seuls qui montent à l’étage. »

Quant à la salle située en dessous, à part les chaises avant la récré ou la fin de la journée, aucun bruit ne vient perturber le travail des autres enfants. Les travaux d’insonorisation donnent donc entière satisfaction.

C’est en grande partie à cette question du bruit qu’ont travaillé les vice-présidents des commissions des Affaires scolaires (Ludovic Aumont puis Nicolas Bouillon) et de l’Equipement (Guy Murvil). L’ensemble des travaux a coûté 153 000 € HT répartis comme suit : Conseil général de l’Eure, 40 %, Agglomération Seine Eure, 40 %, commune de Pont-de-l’Arche, 20 %.

 

Aujourd’hui, le directeur de l’école maternelle, Ludovic Aumont, est ravi : « Les travaux se sont bien déroulés et sans occasionner trop de gêne pour les enfants [les travaux lourds et bruyants se sont déroulés durant les vacances d’été]. Nous autres enseignants, nous sommes très heureux de ne plus sélectionner 10 enfants de Grande section pour qu’ils intègrent une classe de CP depuis l’agrandissement du Groupe Maxime-Marchand en 2007. Une pétition réalisée par le Comité des parents d’élèves élus avait démontré que 98 % des parents étaient contre l’envoi d’enfants de maternelle à l’école primaire et leur point de vue était justifié sur le plan pédagogique : les efforts de concentration fatiguent bien plus un enfant de 5 ans qu’un enfant plus âgé. »

 

 Aujourd’hui, avec l’ouverture de la 7e classe dans les locaux de la maternelle, tous les enfants vivent au même rythme en ayant tous les jours des séances d’arts plastiques, en participant aux temps de pause que sont  les récréations plus longues, fêtes traditionnelles comme Noël, la galette des Rois, la kermesse de fin d’année, l’heure du conte…

La 7e classe est donc un soulagement pour les enseignants et les parents… mais surtout les enfants !  

La municipalité souhaite la bienvenue à la nouvelle ATSEM*, Cécile Lebas, et ne compte pas s’arrêter en chemin. Prochainement, les enseignants, le personnel, et les parents d’élèves se retrouveront pour réfléchir à la cohérence spatiale de cet établissement qui aura été agrandi trois fois depuis sa création en 1957. 

 

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 16:02

L’école est le lieu de vie par excellence d’une ville.

 

Principale mission d’une commune,  Questions d’Avenir souhaite tout faire pour combattre l’injustice pernicieuse de l’échec scolaire et viser l’excellence en matière de scolarité. L’investissement dans la jeunesse doit être une priorité.

 

Elle devra être intimement liée à la politique culturelle de la commune, facteur incontournable du développement local.

Les réponses de Questions d’avenir

 

- Elargir l’horizon culturel des enfants et développer des classes de découvertes, des sorties pédagogiques, des spectacles divers, des rencontres avec des artistes et des auteurs.

- Refuser la pérennisation d’une section enfantine en élémentaire et lancer un plan de restructuration de l’école maternelle : classe supplémentaire, création de dortoirs, nouveaux sanitaires, création d’une salle de jeux

- Mettre à disposition un agent de service formé en école élémentaire (ménage, soins aux enfants, aide à la préparation des activités pédagogiques notamment destinées aux CP).

- Proposer une restauration scolaire de qualité (équilibre des menus et produits Bio).

- Mettre en place et accueillir des formations pour les jeunes, les adultes (langues, informatique, cuisine …).

- Dynamiser l’école de musique Erik Satie et créer un pôle des musiques actuelles (studio d’enregistrement et salles de répétitions).

- Créer un festival musical autour de la langue française.

- Créer une bibliothèque - médiathèque.

- Créer un Point Info Culture, véritable centre ressource pour les habitants, les touristes, qui permettrait de regrouper les offres municipales, cantonales, de l’agglomération, du département ou de la région et de fédérer les initiatives locales.

- Développer les arts des lettres : poésie, nouvelles, contes, roman, essai, œuvres dramatiques, périodiques…

- Participer à la dynamisation de notre centre ville en y développant, en partenariat avec nos commerçants, avec le tissu associatif et notamment avec le comité des fêtes, le loisir culturel.

- Réaliser le musée du chausson et de la chaussure et d’un auditorium dans l’enceinte du Bailliage.

- Rendre populaire la fête de la musique : la pratique de la musique en amateur doit aussi être soutenue.

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 20:01

Le temps exécrable du week-end n'a pas découragé un groupe d'Archépontaines et d’Archépontains ce dimanche 9 décembre.

Questions d’avenir proposait de partir découvrir ou redécouvrir notre belle cité. L'église Notre Dame des Arts, les fortifications, le bailliage, la maison du gouverneur, les maisons à pan de bois étaient au programme de cet après-midi.

Mieux connaître l’histoire de la commune permet de mieux imaginer son avenir.

 

Deux autres visites guidées sont programmées le dimanche 23 et le vendredi 28 décembre (14h – Parvis de l’église).

 

Visites gratuites et ouvertes à tous.

 

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 09:24

Calendrier des visites guidées :

à la découverte du patrimoine de Pont de l‘Arche

Archives départementales de l'Eure (1 Fi 843).

L’association « Questions d’avenir » propose des visites guidées gratuites et ouvertes à tous durant le mois de décembre.

En vue des élections municipales nous peaufinons le programme qui sera proposé aux électeurs de Pont-de-l’Arche. C’est pourquoi nous arpentons plus encore les ruelles de la ville et partageons nos connaissances du patrimoine.

De la même manière qu’il faut connaître les fondations pour bâtir un bel édifice ; il faut connaître le passé pour échafauder de bons projets d’avenir… et éviter de bâtir des monstruosités dans le paysage !

Vous êtes donc les bienvenu(e)s !

La visite comprendra : les remparts de Phil ippe Auguste et l’ancien château de Limaie, l’église Notre Dame des arts et le gothique flamboyant, le vitrail du halage, les maisons à pans de bois du Moyen Âge et de la Renaissance, l’intérêt militaire de la ville depuis 862 à la Révolution, la place du bailliage et de la maison du Gouverneur dans l’administration locale, l’historique des 14 ponts qui ont contribué au renom de la ville, l’industrie du chausson et de la chaussure. Et bien d’autres sujets selon vos questions. Prévoyez 1h30 de visite.

Rendez-vous sur le parvis de l’église à 14 heures :

Dimanche 9 décembre

Dimanche 23 décembre

Vendredi 28 décembre

 

 

 

 

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 16:45

La lecture du Plan local d’urbanisme est révélatrice de certaines failles de l’actuelle municipalité.


Si la partie technique a été scrupuleusement réalisée par le cabinet d’architecture et d’urbanisme Isocèle, l’histoire de la ville a été négligée.

Les élus ont pourtant eu le temps de le lire, le critiquer et donc de l’améliorer depuis qu’ils ont eu en main le rapport du PLU, en décembre 2006,.


Les sources utilisées, tout d’abord, sont pauvres. Seul est cité l’ouvrage commandé en 1996 par la précédente municipalité : Pont-de-l'Arche : les rives de la mémoire, de Pierre Molkhou, en 1996 (p. 16 du PLU). D’ailleurs l’actuelle municipalité s’est contentée de le rééditer cette année en y insérant quelques iconographies supplémentaires ainsi qu’un chapitre sur la fin du XXe siècle. C’était une caution culturelle.


Le PLU avance donc que :

- « en 862 le pont bâti par le roi des Francs Charles le Chauve reliait le fort de Limaie (rive droite de la Seine) et les fortifications de la ville ». C’est anachronique. Pont-de-l’Arche n’existait pas encore. Le roi des Francs avait fait bâtir deux forts de part et d’autre du pont. La ville de Pont-de-l’Arche est née dans le fort de la rive gauche au fil des décennies qui ont suivi la construction du pont ;


 

- « le premier pont de la ville fut détruit par Jean-sans-terre au début du XIIIe siècle et le deuxième pont fut aussitôt reconstruit par Philippe Auguste. Ce pont subsista jusqu’au milieu du XIXe siècle ». C’est faux : Pont-de-l’Arche a connu au moins 14 ponts dans son histoire qui, au maximum, se maintinrent deux siècles chacun ;

- « les remparts de la ville étaient percés de trois portes ». Faux encore : on comptait la porte des Champs (place Aristide-Briand), la porte de Léry (rue Jean-Prieur), la porte de Crosne et la porte du pont évidemment, ce qui fait quatre entrées ;


- « la ville s’affirma comme centre militaire au XVe siècle durant les guerres de religion »... Et… à quoi servirent le pont et les forts depuis 862 si ce n’est comme verrou militaire de la Seine ? En fait, durant les guerres de religion, Pont-de-l’Arche servit à la police intérieure, c’est-à-dire à la surveillance des sujets du roi qui se rebellaient contre la religion et donc contre le roi, garant du catholicisme ;

- « la ville tirait sa richesse des taxes perçues sur le trafic fluvial ». C’est faux : la ville tirait profit de la présence de quatre tribunaux royaux au bailliage... Les taxes n’ont jamais profité à la ville mais aux gouverneurs militaires, dont Richelieu fit partie. Une partie de la population de la ville, en revanche, tirait revenu du travail de halage des bateaux sous le pont, mais pas des taxes ;


- « la première église fut détruite et remplacée par l’église flamboyante Notre-Dame-des-arts ». La première église, s’il s’agissait bien de la première église de la ville, fut remplacée par l’édifice que l’on connaît aujourd’hui. Mais celui-ci était placé sous le patronage de Saint-Vigor. Ce n’est qu’en 1893 que l’église paroissiale fut placée sous le vocable de Notre-Dame-des-arts par Octave Philippe, curé de la paroisse ;


- « l’allégeance de la ville à Henri IV permit de ne pas démanteler les fortifications »... C’est en fait la volonté du roi qui permit aux remparts de se maintenir car Pont-de-l’Arche relevait du domaine royal. Quant au « prestige » de Pont-de-l’Arche jusqu’au XVIIIe siècle ce ne sont pas les remparts tombant en ruine, ni même le château servant de prison qui le lui conférèrent... mais bel et bien l’assise du pouvoir royal grâce aux quatre tribunaux et au gouvernement militaire de la ville ;


- quant au « développement économique », le rôle agricole de la ville est passé sous silence : Pont-de-l’Arche était un pôle pour les terres avoisinantes grâce aux moulins sur le pont, la halle aux grains et le marché de la ville... ;


- « à la Révolution Française le château de Limaie et les remparts de la ville sont démantelés, ce qui libère la ville du carcan dans lequel elle ne pouvait évoluer ». Quelle incohérence ! Juste avant dans le texte il est écrit que la ville de Pont-de-l’Arche était riche de son histoire événementielle mais aussi des vestiges qui subsistent, dont les remparts... Ceux-ci n’ont donc pas été démantelés, du moins très peu car notre ville compte parmi les rares cités haut-normandes à être encore entourées d’un réseau de remparts médiévaux ;


- « la ville ne pouvait évoluer hors des remparts ». Le faubourg des Champs est un quartier qui a émergé en dehors des murs de la ville depuis le XVIe siècle. Les remparts n’ont donc pas constitué un frein à l’évolution de la ville. En revanche, la population de Pont-de-l’Arche n’a pas évolué comme celles d’Elbeuf et de Louviers dont les industries lainières se portaient bien. Pont-de-l’Arche vivait surtout du halage des bateaux, des privilèges royaux, et son industrie fut bloquée par les corporations des villes industrielles de la région… ;


- « en 1850 la ville comptait 21 entreprises de chaussons »… C’est faux. En fait une seule entreprise existait alors. Il faut attendre les années 1930 pour en voir autant dans laville ;


- « l’ancienne école fut construite à la place de l’Hôtel-dieu » (actuelle salle Ambroise-Croizat)… En fait l’Hôtel-dieu avait été déplacé au XVIIe siècle dans la rue Blin, là où se situe l’hôpital local de nos jours. C’est Julien Blin, maire, qui offrit dans les années 1830 une maison qu’il venait à peine de bâtir sur la cave de l’ancien Hôtel-dieu : la « salle d’Armes »...

Voir le rapport du PLU sur le site de la ville :

 

Quant au PLU en lui-même, voir une brève de notre article :

http://droitdecite.over-blog.net/article-7175888.html

Et nous y reviendrons…

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 18:09

Dans la petite ville de Pont de l'Arche, dans l'Eure, c'est l'heure de la sortie. Dans le jour qui augmente, des enfants, cartable sur le dos, poussent la porte de la Médiathèque aménagée dans les locaux du bailliage.

 

Ici, ils trouvent livres, bandes dessinées, CD, DVD, des tables pour faire leurs devoirs et surtout des ordinateurs avec connexion Internet qu'il s?agit d'occuper avant que les collégiens ne déboulent et ce sans gêner les adultes qui se sont retrouvés dans l'après midi  dans l'espace convivial qui s'articule autour d?un café sans alcool et de salles d'activités.

 

Cet équipement moderne fait partie des dispositifs structurants de la ville.

 

Structurant , le mot est lâché. Beaucoup d'autres équipements existent sur la ville mais chacun est dédié soit à un public, soit à une ou des activités (gymnase, salle de sport, salle des fêtes, centre de loisirs, bibliothèque...).

 

La Médiathèque , ouverte l'après midi, le soir, les week-end et pendant les vacances scolaires est devenue au fil des années un lieu de rencontre, de mixité sociale et générationnelle, d'ouverture culturelle au monde, d'accès aux livres, à la musique, aux films et surtout aux TIC. La Médiathèque du Bailliage compte 1203 inscrits pour 4000 habitants.

 

Article qui pourrait être publié dans la presse locale dans quelques mois.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 20:35

La grande richesse de notre commune est sans conteste son histoire. Elle a un patrimoine culturel qui conjugue histoire et modernité.

 

Pont de l’Arche fut une forteresse. La ville est née après la construction des fortifications militaires bâties sur le territoire du village des Damps.  Pont de l’Arche c’est la convoitise des privilèges royaux sous l’ancien régime, la révolution française, l’Empire, la révolution industrielle avec le chausson et la chaussure, la guerre, les destructions et reconstructions. Toutes ces grandes périodes ont fait de Pont de l’Arche, une commune et une identité en Normandie.

 

A la lumière de ses mille ans d’histoire, notre commune doit avoir la volonté d’éclairer ces vestiges, d’entretenir les bâtiments et de développer des actions autour de ce patrimoine pour que les habitants comprennent l’histoire de leur commune et soient les héritiers de ce passé. Certes, la conservation historique demande un apport financier important mais il s’agit avant tout de volonté.

 

Il est triste de voir l’aménagement des bords de l’Eure se réaliser sans intégrer les vestiges de l’ancien pont et en supprimant la perspectives sur la rivière. Le projet aurait pu lier notre patrimoine, la nature et l’urbain.

 

Il est dommage que les panneaux assurant la promotion de notre ville soient laissés à l’abandon ou que l’Abbaye de Bonport ne soit pas mise en valeur, placée idéalement à l’entrée de Pont de l’Arche.

 

Mais au-delà de notre patrimoine, c’est tout le projet culturel de la commune qui est à réinventer. Le Maire a fait des choix, évincé les acteurs qui développaient depuis des années un maillage indispensable à toute politique culturelle.

 

Pour remplacer tout cela, aujourd’hui, on plaque des spectacles de la scène nationale,de qualité certes mais souvent onéreux, sans qu’aucun lien ou presque ne soit créé avec les habitants, les enfants des écoles ou du centre de loisirs.

 

 

La culture, c’est aussi le livre et la ville doit être innovante pour créer un lieu qui permettra à l’ensemble des habitants de la commune d’accéder à cet outil. L’association Bibliothèque pour tous doit être confortée dans sa mission et associée au projet.

 

L’école de musique doit aussi jouer un rôle primordial dans la politique culturelle de la ville. Elle représente un effort financier important dans le but de la rendre accessible à tous. Après le départ de Bruno Sébire , plusieurs directeurs se sont succédés, sans pour autant réussir à renforcer son implication dans la vie de la cité.

La culture, c’est aussi l’animation dans la ville, et là c’est un constat d’échec cuisant. Tout ce qui tournait autour de la fête, qui réveillait l’imagination des habitants, les faisait se rencontrer, attirait une population extérieure et renforçait l’identité communale, tout cela s’est éteint et sera à reconstruire.

L’agglomération aura certainement un rôle à jouer et il est urgent de définir si la CASE doit se doter de la compétence culturelle mais il faudra avant tout avoir envie de créer un projet qui rassemblera l’histoire, le présent et l’avenir de notre commune.

 

 

La culture telle que nous la concevons doit être participative. Le public, le visiteur, le lecteur, doivent être acteurs et non pas des simples consommateurs d’un produit culturel.  C’est notre ambition, celle que nous vous proposerons de partager.

 

 

 

 

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