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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 09:38

Céline disait "On ne meurt pas de dettes, on meurt de ne plus pouvoir en faire".

Le dernier conseil municipal a été l’occasion d’un échange sur la question de la dette de la ville. On ne s’étonnera pas que l’opposition municipale s’insurge contre une dette qui aurait flambée. Retour sur quelques chiffres qui montre la réalité des faits.

 

Toute commune qui souhaite maintenir ses équipements, créer de nouveaux services et proposer un cadre de vie agréable ne peut pas totalement financer l'intégralité sur ses fonds propres. C'est à ce moment que le recours à l'emprunt est envisagé et ce sont ces emprunts constituent donc la dette de la commune.

Parmi les projets structurants qui ont nécessité le recours à l’emprunt nous pouvons citer le centre de loisirs, l’école maternelle, l’effacement des réseaux, et c’est justement pour ne pas alourdir la dette de la ville que certains projets ont été différé ou phasé dans le temps

 

Dette villeDurant le mandat, c'est 1.826.000€ que la commune a emprunté. Au total (en intégrant les prêts antérieurs au mandat), c'est 2.343.737,94€ de capital qu'il y aura à rembourser soit 566,94€ par habitant. Pour mémoire, les communes de la même strate ont une dette de 788€ par habitant. 

  

Cela a été possible par une gestion fine de la dette de la commune en mesurant les prêts qui arrivaient à échéance et en renégociant certains emprunts, dont un toxique.

Cela a par ailleurs été réalisé sans avoir recours à une augmentation des impôts. Ce sont les leviers de bonne gestion que la commune a entrepris qui ont permis cela: renégociation des contrats liant la ville, mise en concurrence systématique des entreprises.

 

La ville de PONT DE L'ARCHE n'est pas en faillite. Il est difficile de se faire reprocher d'emprunter pour améliorer le quotidien et les structures et services de la commune.

A titre d'informations, la municipalité précédente a emprunté 2.275.854€ durant son mandat.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:09

Le conseil municipal a voté le Compte administratif de la commune et le budget de l’année 2013, le 25 mars dernier. L’occasion pour nous de revenir sur la réalité des chiffres et sur les affirmations de l’ancien Maire qui n’est plus à un mensonge prêt.

Les élus majoritaires gardent leur ligne de conduite, celle de l’exigence budgétaire  qui montre sa pertinence depuis plusieurs années.

 

Les impôts n’augmenteront pas : Vrai

Pour la 5ème année consécutive, les élus ont validé les taux d’imposition au niveau qui avait été fixé par leurs prédécesseurs. C’était une promesse de campagne qui a été tenue malgré un contexte financier difficile. Il a été rappelé en séance que Dominique Jachimiak, dans un autre contexte, bien plus favorable, les avaient augmenté par trois fois.

 

La ville est en faillite : Faux

C’est l’argument principal de l’opposition depuis plusieurs années, à tel point que les interventions de leurs représentants deviennent très prévisibles.

On peut notamment mesurer cet élément sur les excédents cumulés qui représentent ce qu’il reste dans les caisses de la ville. Même si l’ancien Maire parade, comme il le dit, les chiffres sont têtus. Le tableau ci-dessous compare la situation qu’il avait laissé et celle votée cette année. Sans commentaires !!

 

Intitulé

Au 1° janvier 2008

Au 1° janvier 2013

Résultat cumulé fonctionnement

+ 757.071

+ 967.522,93

Résultat cumulé   investissement

+ 531.347

+760.190,25

TOTAL

+ 1.288.418

+ 1.727.713.18

Différence

 

+ 499.295,18

 

Le résultat de l’exercice 2012 est négatif : Vrai

La différence entre les dépenses et les recettes de l’année donne le résultat de la ville. Cette année, le résultat de – 20 000€ sur un budget réalisé de plus de 4 700 000€ soit, 0,47% du budget de fonctionnement.

L’objectif d’équilibre est à 0,47% près atteint, ce qui prouve le travail réalisé pour modifier de façon durable le budget de la ville.

Reste à préciser que c’est résultat est obtenu une nouvelle fois, sans augmenter les impôts et donc les recettes de la ville.

 

Les dépenses de communication augmentent : Faux

Cherchant tous les moyens pour avoir raison, l’opposition, en perd son latin et fait semblant de ne pas comprendre. Le budget du service communication connait la même évolution que les autres services et respecte la règle des -10%.

La ligne sur laquelle s’appuie l’opposition correspond aux impressions de la ville, plus importantes en 2012, compte tenu de choix différents faits par les élus. Auparavant, dans le cadre de la programmation culturelle, la ville achetait des encarts publicitaires dans la presse, l’an dernier il a été choisi d’utiliser ces sommes pour éditer un document rassemblant l’intégralité de la saison culturelle.

 

La dette de la ville augmente : Vrai

Nous reviendrons plus largement sur cette question de la dette de la ville, chiffres à l’appui.

Ce qui est juste, c’est que la dette de la ville progresse pour financer les investissements de la ville (centre de loisirs, effacement des réseaux, école maternelle, sécurité et mise aux normes des bâtiments municipaux…).

Ce qui serait faux, c’est ce qui consisterait à dire que la ville est surendettée, car la dette par habitants et très en deçà des communes de notre strate. Ce résultat s’obtient par la fin ou la renégociation de plusieurs emprunts durant le mandat.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 12:08

budget-annuel.jpgLundi soir, les élus ont donné une nouvelle impulsion à notre ville en validant les comptes de l’année 2012 et en traçant le cap de 2013, en fonctionnement et en investissements.

 

Les élus majoritaires confirment la volonté affichée depuis le début du mandat. L’exigence budgétaire est la marque de fabrique de cette équipe et chaque dépense est scrupuleusement analysée pour permettre à la ville de tenir le cap, dans un contexte difficile pour les ménages mais aussi pour les collectivités territoriales.

Les dotations stagnent, quand elles ne baissent pas. Ce qui signifie que le pouvoir d’achat de la commune baisse également au fil des années.

 

D’où l’exercice budgétaire compliqué pour une équipe qui promet, qui affirme et qui tient une promesse de campagne, n’en déplaise, ne pas augmenter les impôts des Archépontains.

Les élus n’en font pas une règle de principe. Il s’agit pour le Maire et Angélique Chassy, adjointe aux finances, d’un choix politique : « Nous considérons que dans une période difficile pour tous, nous devons pas faire subir une pression fiscale excessive aux familles ».

Cela signifie que le travail structurel doit être fait sur les dépenses de la ville. Comment dépenser mieux ? Comment renégocier un par un tous les contrats ? Quelle politique de ressources humaines, alors que le poste personnel est évidemment le plus gros chapitre du budget ? Toutes ces questions sont posées quotidiennement, et c’est ce qui permet à la ville d’équilibrer ses dépenses et ses recettes … presque…. Avec un résultat négatif de 20 000€ pour l’année 2013, représentant 0.47% des dépenses de fonctionnement.

 

L’équilibre recherché est là comme a souhaité le réaffirmer le Maire, dans un débat où malheureusement nous aurons entendu les mêmes répliques de la part d’une opposition qui s’enterre dans des contradictions de plus en plus flagrantes, quand elle ne s’énerve pas au détour d’une réponse d’un élu.

Pas de réactions toutefois du coté des taux d’imposition que Dominique Jachimiak avait augmenté par trois fois durant son mandat.

La bonne santé financière de la ville, même fragile, est confirmée par ses partenaires, au rang desquels les banques qui prêtent à la commune parce qu’elles sont capables d’analyser la situation financière de la ville, en dehors de toutes polémiques et sur des critères et indicateurs objectifs.

 

L’opposition hurlait que la ville était en faillite. Richard Jacquet, par une démonstration simple a tenu à rappeler que ce qui resterait dans les caisses de la ville à son départ serait supérieur à ce qu’il avait récupéré de son prédécesseur. La gestion ne doit pas être si mauvaise que cela.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 15:26

Lundi 11 février, les élus du Conseil municipal se retrouveront en séance pour débattre notamment des orientations budgétaires. Ce débat précède le vote du budget qui interviendra avant le 31 mars. Dans une situation complexe pour les collectivités territoriales, comment Pont de l’Arche prépare son budget ?

 

budgetLe contexte, chacun le connaît.

Une crise mondiale aux répercussions locales d’abord. L’Etat endetté à hauteur de 1700 milliards en 2011 a engagé une politique de désendettement forte, ayant pour effet, notamment de geler les dotations aux collectivités.

Les partenaires des communes, eux aussi, sont amenés à restreindre, voire supprimer leur participations. Le département de l’Eure, la région Haute Normandie, touchés par ce même gel et par des transferts de compétences non financés regardent à deux fois (ou plus) les opérations des communes. C’est souvent dans la contractualisation d’actions que les partenariats se formalisent. C’est le cas avec le contrat d’agglomération où Pont de l’Arche a pu inscrire des actions importantes pour son avenir.

L’agglomération Seine Eure grandit pour sa part, étend ses compétences et reste un instrument important pour la sécurisation (financière) des communes notamment. Mais c’est aussi à la CASE que de nombreux projets naissent et se construisent et en 2013 particulièrement, les Archépontains ne devraient pas regretter leur adhésion il y a plus de 10 ans à l’agglo.

 

Localement, de nombreux services sur la commune, se traduisent par un budget de fonctionnement qui reste lourd malgré les efforts de ces dernières années. Pas le droit aux folies donc et les élus (et les agents) en sont bien conscients.

La priorité reste celle de maintenir une bonne qualité de service et de maitriser le budget de fonctionnement de la ville.

Pont de l’Arche possède en outre, un excédent cumulé très largement positif qui fait dire aux observateurs locaux que la santé financière de la ville de Pont de l’Arche est bonne et que les décisions prises ont été prudentes.

Et même si le résultat des exercices précédents ne permet pas de dégager un autofinancement suffisant à la réalisation des projets, les banques suivent la ville qui obtient des prêts à des taux particulièrement intéressants … ce qui doit être un signe. Pont de l’Arche reste très en dessous de l’endettement moyen des communes de la strate.

Le budget de la ville c’est aussi les recettes et le contexte montre que la ville doit surtout compter sur elle-même. Et les élus ont souhaité depuis 2008 respecter l’engagement de ne pas alourdir les impôts des ménages. Engagement tenu !

 

Lors du Conseil, Angélique Chassy, adjointe aux finances devrait donc proposer de poursuivre les efforts engagés pour ce 5ème budget du mandat et affichera aux cotés du maire et de la majorité municipale les priorités de l’année 2013. A suivre Lundi 11 février à 20h30 en mairie…

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 11:30

La nouvelle cotisation foncière des entreprises (CFE) a été reçue par ses contributeurs la semaine dernière. Et l’addition est salée, c’est le moins que le puisse dire avec des sommes, qui doublent, triplent, quadruplent, voire plus pour certains !

En cause, une délibération prise par les élus communautaires le 22 septembre 2011, comme dans bon nombre d’intercommunalités de France, car le problème est national !

 

cotisation-fonciere-des-entreprises-les-reactions-s-enchain.jpgC’est notamment la réforme de la taxe professionnelle, enclenchée en 2009 qui a changé les modalités de calcul.

Pour faire simple, les entreprises, depuis la réforme payent soit la CFE jusqu’à 500 000 € de chiffres d’affaires, soit la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), au-delà de 500 000 € de CA.

La CFE est notamment payée par toutes les petites entreprises et notamment les commerçants et c’est une délibération sur le bases de la CFE qui provoque des augmentations dans des proportions particulièrement déraisonnable.

En effet, en 2011 a été intégrée la notion de chiffre d ‘affaires dans ce calcul, distinguant une base pour ceux réalisent moins de 100 000 € et ceux réalisant entre 100 000 € et 500 000 €. La base commune était autrefois de 1071€. Elle est passée à 1500 € pour la première catégorie et à 5000 € pour la deuxième.

 

Pour Richard Jacquet, « cette situation a été provoquée par une réforme de la taxe professionnelle hâtive, injuste et mal préparée ».

Les élus justifient effectivement d’une décision prise en quelques jours sans aucune simulation transmise par les services de l’Etat.

Le Maire de Pont de l’Arche insiste sur le caractère injuste de cette nouvelle cotisation car aujourd’hui, « la loi intègre des seuils correspondants au chiffres d’affaires. Aussi, qu’une entreprise fasse 100 000 € ou 500 000 € de CA, sa contribution est la même. C’est une aberration ! »

C’est sans compter que le chiffre d’affaire est un mauvais indicateur car une entreprise peut avoir un CA important sans pour autant dégager un bénéfice net suffisant.

 

Les élus de Pont de l’Arche assurent de leur soutien total aux commerçants de la ville et le Maire a déjà demandé au Président de la CASE qu’un système de compensation soit mis en place pour l’année 2012, avant même qu’une nouvelle délibération fixe de nouvelles bases pour l’année 2013.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 10:46

Pour Richard Jacquet, maire, « avant d’en demander plus, on s’assure d’abord que ce que donnent les Archépontains est correctement dépensé. »

Cet objectif explique la baisse des frais de fonctionnement demandé aux services municipaux depuis 3 ans. images.jpgRichard Jacquet précise que « l’on n’augmentera pas les impôts tant qu’on pourra maintenir la même qualité de services publics. »

D’ailleurs, la démarche de recherches d’économies et de réduction des dépenses, enclenchée depuis le début du mandat est imité un peu partout en France d’ailleurs, les collectivités n’ayant pas d’autres choix devant des dotations figés ou en baisse.

 

Alors, comment fait la Ville de Pont-de-l’Arche pour ne pas augmenter les impôts malgré des temps difficiles ?

Outre la vigilance des élus et des agents, elle renégocie les contrats qui la lient à des prestataires privés.

En 2010, elle a fait baisser le cout de ses assurances de 37 566 € par an et sur 5 années. Cette année, la téléphonie a baissé de 11 055 € et le gaz de 28 975 € TTC (pour les 10 années à venir).Accumulées, ces économies s’élèvent à 77 596 € par an. Ces chiffres ont été présentés au dernier Conseil municipal.

 

C’est une partie de la recette de l’équipe municipale à comparer avec la municipalité précédente qui avait gonflé les dépenses sans jamais se poser la question d’un avenir budgétaire incertain et avait augmenté trois années de suite les impositions des contribuables archépontains.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 10:42

indemnites-depenses-elus-chambres-regionales--L-1.jpg… ou la vérité sur les indemnités des élus

La question est lancinante depuis quelques temps. Des suppositions, des articles nauséabonds, des insinuations et toujours les mêmes propos véhiculés, avec ou sans point d’interrogations. Quand les arguments manquent, la démagogie prend le pas et le « tous pourris » resurgit.

On suppose alors que les élus se font du beurre sur le dos des administrés et qu’ils gagnent des sommes hallucinantes.

 

Dans le débat sur les finances de la ville, l’ancien maire de la commune a proposé que les élus réduisent eux-mêmes leurs indemnités de 10%, comme ils l’imposent au budget de fonctionnement de la ville et aux associations. Cet argument est revenu dans sa bouche au conseil municipal en parlant de geste symbolique comme le propose François Hollande, concernant les indemnités du Président de la République. Ce qu’il oublie de dire au passage c’est que le maire de Pont de l’Arche n’a pas augmenté son indemnité de 176% comme l’a fait Nicolas Sarkozy en arrivant à l’Elysée.

 

Les élus de la ville touchent une indemnité dont le montant maximum est fixé par décret et correspond à la strate de population. Si les indemnités d’élus ont augmenté depuis 2008, c’est la conséquence de l’augmentation du nombre d’élus au Conseil Municipal. Pont de l’Arche en 2008 a changé de strate de population passant au-delà des 3500 habitants. Cela a eu pour effet un changement du mode de scrutin (du panachage au scrutin de liste) et une augmentation de 23 à 27 élus, augmentant dans le même temps le nombre d’adjoint et de conseillers délégués.

 

Le maire aujourd’hui ne gagne donc pas plus que le précédent, le brut annuel étant même inférieur à ce que touchait son prédécesseur. Notons par ailleurs que Richard Jacquet a mis, un temps, entre parenthèse, une carrière professionnelle pour consacrer le temps nécessaire au mandat que lui ont confié les habitants. Il travaille donc aujourd’hui à mi-temps et est présent chaque jour pour la ville.

Notons également que les élus Archépontains se sont positionnés contre une augmentation de leurs indemnités, rendus possible par décret en 2010.

 

La vérité consisterait parfois à reconnaître, surtout pour des personnes qui ont exercé le mandat exigeant de Maire, le poids important de la charge et l’engagement total nécessaire pour assurer correctement sa mission.

 

Les chiffres indiqués dans le tableau ci-dessus correspondent aux indemnités maximum autorisées.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 09:41

Le conseil municipal du 12 avril a adopté le budget 2012 de la ville, l’occasion de revenir pour nous, sur les éléments essentiels des finances de la commune et de rétablir quelques vérités.

 

Car on aura tout entendu sur les finances de la ville et il n’en n’est rien !

 

Pont de l’Arche termine l’exercice 2011 avec un excédent de plus de 880 00 euros. Un excédent dû à de multiples facteurs, à commencer par le versement de dotations complémentaires qui viennent remplacer les recettes liées à l’ancienne taxe professionnelle, à des ventes de terrains, mais également à des efforts importants menés sur les dépenses quotidiennes de la ville et notamment sur tous les contrats que la ville passe avec ses prestataires.

Le Maire avait prévenu les fournisseurs de la ville lors de la cérémonie des vœux. Tous les contrats sont épluchés un par un et les économies sont dégagées. Les élus ont décidé de mener une politique offensive sur les dépenses de fonctionnement pour assurer la qualité des services, en tenant compte des recettes de la ville qui stagnent ou baissent.

L’année 2012 verra se poursuivre ce travail avec des renégociations importantes pour la ville, à commencer par la téléphonie et les dépenses de chauffage. « Rien n’est jamais acquis » pour Richard Jacquet qui précise que certaines dépenses qui ont déjà fait l’objet de renégociation seront à nouveau travaillées, notamment en recherchant des mutualisations avec la CASE, les communes voisines ou encore avec le centre de gestion de l’Eure.

 

Pas d’austérité dans ce budget d’un peu plus de 5 millions d’euros. Angélique Chassy parle d’exigence budgétaire et pointe notamment la démarche volontariste de la ville qui a mis en place un nouveau régime indemnitaire pour les agents (70 000 euros supplémentaires). Le Maire a insisté sur l’engagement de la ville aux cotés de ceux qui souffrent le plus. Le budget du CCAS est augmenté et la ville mènera en 2012 une réflexion importante sur la redéfinition de ses politiques sociales pour mieux coller aux nouvelles réalités du territoire.

 

Coté investissement, quoi qu’on en dise, Pont de l’Arche poursuit une politique volontariste. Un millions d’euros d’investissement réalisé en 2011 et près de 3 millions projetés en 2012 avec la concrétisation de projets attendus.

Guy Murvil est revenu sur les projets de la ville. Le centre de loisirs sur lequel les élus ont du voter des avenants relatifs à des prescriptions complémentaires sur le désamiantage et le déplombage, l’effacement des réseaux avec la deuxième tranche de la rue Charles Michels, les aménagements de sécurité dans la ville, les préconisations imposées par les commissions de sécurité dans différents bâtiments, le renouvellement de mobilier dans les écoles, l’équipement complet de la 13ème classe élémentaire…

 

Enfin, 4ème budget voté par l’équipe municipale et aucune augmentation des taux contrairement aux préconisations de l’opposition. L’engagement et tenu, même si la situation est complexe. L’endettement est pour sa part maitrisé pour ne pas alourdir l’annuité de la ville.

Nous aurons l’occasion de revenir dans les jours qui viennent sur les débats importants qui ont marqués ce conseil municipal.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 23:17

Le conseil municipal qui s’est tenu lundi 20 février a été l’occasion pour Angélique Chassy, adjointe aux finances, au Maire et à l’ensemble de l’équipe municipale majoritaire d’afficher clairement leurs objectifs à travers le débat d’orientations budgétaires qui préfigure le vote du budget au printemps.

 

Dans un contexte national tendu de diminution des déficits et devant de nombreuses incertitudes pour les collectivités, la ville décide donc de faire de l’exigence budgétaire sa ligne de conduite :

-    En réduisant son fonctionnement, en renégociant tous les contrats et en demandant un effort équitable à toutes les associations Archépontaines

-        En menant une politique d’investissement dynamique, à travers le centre de loisirs, l’effacement des réseaux, la mise en sécurité de bâtiments, l’accessibilité dans d’autres et en poursuivant le programme du cimetière

-   En tenant ses engagements et en décidant, encore une fois, malgré la difficulté de la situation de ne pas augmenter les impôts.

 

Richard Jacquet l’a dit. Il serait facile d’avoir recours à l’impôt mais les engagements sont là et tant que toutes les possibilités d’économies n’auront pas été explorées, la ville se refusera d’alourdir la note des habitants.

 

L’opposition ne nous a pas déçus, restant fidèle à elle-même, faisant semblant de ne pas comprendre le contexte, écrivant même le résultat du conseil avant qu’il soit terminé. L’ancien Maire reste enfermé dans des certitudes, parfois esseulé et souvent incompris car incompréhensible par les élus de la majorité (c’est normal) ou même de son propre groupe (c’est plus grave). Dans le billet qu’il a fait parvenir pour le prochain magazine municipal, quelques minutes après le conseil, il compare dangereusement le Maire de Pont de l’Arche au Président de la République sortant. C’est désormais son leitmotiv, les sortants doivent être sortis ! Il oublie qu’il a été maire et que les Archépontains ne veulent pas le voir revenir.

 

Il faut dire que la politique assumée par les élus est à l’opposée de celle de l’ancien Maire qui, souvenons nous, avait fait exploser les dépenses de fonctionnement de la ville, mettant la commune dans une situation très dangereuse, avait investi à tort et à travers, allant même jusqu’à nous laisser une moitié de halle sur les bords de l’Eure et avait augmenté les impôts à deux reprises dans son mandat.

 

Richard Jacquet et son équipe assument cette volonté, cette exigence, et poursuivent le travail engagé depuis 2008 qui a déjà largement porté ses fruits et dont les premières réalisations ont été publiées dans le bilan à mi-parcours disponible sur ce blog.

Et en 2014, les habitants voteront, comme tous les 6 ans mais, une chose est sure, nous attendrons ce moment avec impatience pour montrer qu’une autre gestion était possible et que Questions d’avenir l’a fait.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:19

ChiffresLe conseil municipal du 11 avril est donc revenu longuement sur les affaires financières de la commune, sur la présentation du compte administratif 2010 (ce qui a réellement été réalisé en 2010) et sur le budget 2011.

 

Le Maire a présenté un compte administratif présentant un déficit de 296 000 euros sur sa section de fonctionnement. Mais comme l’a dit l’ancien Maire, « les chiffres sont têtus » et il n’est pas inutile de revenir sur l’analyse de cette situation.

 

La municipalité assume ce résultat, mais comme l’a précisé Richard Jacquet, ce résultat n’est pas une surprise. Questions d’avenir n’a eu de cesse durant le mandat de Dominique Jachimiak de pointer la hausse vertigineuse des dépenses de fonctionnement de la collectivité.

Le mécanisme est simple : des dépenses qui augmentent plus vite que des recettes, un écart qui se réduit d’années en années pour aboutir au déficit que nous connaissons aujourd’hui, c’est l’effet ciseau.

 

Il est possible de tout entendre mais l’ancien Maire de manque pas de toupet !

 

 

2001 à 2008

2008 à 2010

Dépenses de fonctionnement

46.4% soit 6.63% par an

18.7% soit 6.23% an

 

Le compte administratif 2010 fait apparaitre l’achat et la vente de la rue Morel Billet pour réaliser l’opération de logement en cours avec la Siloge. Ce chiffre fausse l’augmentation réelle des dépenses de fonctionnement qui est donc la suivante :

 

2001 à 2008

2008 à 2010

Dépenses de fonctionnement

46.4% soit 6.63% par an

10.2% soit 3.40% an

 

L’analyse plus détaillée est tout aussi parlante :

 

2001 à 2008

2008 à 2010

Charges à caractère général

36.5% soit 5.21% par an

24% soit 8% an

 

2001 à 2008

2008 à 2010

Dépenses de personnel

89% soit 12.71% par an

10.5% soit 3.5% an

 

C’est sur les charges à caractère général que les élus ont décidé de faire les économies les plus importantes, même si cette augmentation s’explique par la mise en application des mesures annoncées pendant la campagne et qui correspondent à de nouveaux services pour les habitants :

-          Mise en service du Tremplin qui montre chaque jour son utilité pour les habitants

-          Renforcement de la Police Municipale qui avait été abandonnée

-          Création de nouveaux services (jeunesse et vie sociale et animation et vie locale)

Concernant les dépenses de personnel, les chiffres expliquent la position de la municipalité de ne plus systématiquement remplacer poste pour poste mais prendre le temps de clarifier l’organisation de la collectivité avant de procéder à de nouveaux recrutements.

 

La municipalité actuelle s’est donc engagée depuis 3 ans dans une analyse de fond des dépenses de la collectivité qui n’a pas encore porté ses fruits. Car il ne s’agit pas de mettre en pansement sur une jambe de bois mais d’inverser durablement la tendance, c'est-à-dire de se limiter à des augmentations raisonnables qui doivent correspondre à l’augmentation du coût de la vie.

 

Coté dépenses, il a été indiqué  l’effort réalisé dans tous les secteurs d’activités de la commune, une mise en concurrence systématique des fournisseurs et la renégociation entamée de tous les contrats de la ville. Pour exemple, en 2010, les contrats d’assurance ont fait l’objet d’une analyse attentive, une procédure longue qui permettra à la ville d’économiser près de 200 000 euros en 5 ans.

 

Sur le front des recettes, il convient d’être prudent, tellement la situation des collectivités locales est précaire en raison de la réforme voulue par l’Etat. La ville a donc misé sur une stagnation de ses recettes et toute bonne nouvelle, s’il y a, viendra renforcer le résultat de l’exercice 2011.

Sur le même principe, regardons les recettes du mandat de l’ancien Maire et de l’équipe actuelle :

 

2001 à 2008

2008 à 2010

Recettes de fonctionnement

21.7% soit 3.1% par an

11.5% soit 3.83% an

La propriété de la rue Morel Billet apparaît également en recettes aussi il convient de retirer ce chiffre pour avoir une vue exacte :

 

2001 à 2008

2008 à 2010

Recettes de fonctionnement

21.7% soit 3.1% par an

4% soit 1.33% an

 

L’augmentation des recettes sur le mandat précédent a été notamment due aux constructions massives de lotissements. Le Chêne jaunet, le Clos des Cerisiers ou le Clos de la Borde ont à la fois permis à la ville de toucher de la taxe d’habitation et de la taxe foncière en plus et à la fois d’augmenter le nombre d’habitant et de toucher une dotation de l’Etat plus importante.

Mais les chiffres, la aussi, confirment « l’effet ciseau » décrit auparavant : des dépenses qui augmentent plus vite que des recettes.

 

Augmentation des dépenses

Augmentation des recettes

2001 à 2008

6.63% par an

3.1% par an

2008 à 2010

3.40% par an

1.33% par an

 

C’est à la lumière de ces éléments que le budget de la commune a été voté avec un triple objectif :

-          La maitrise du budget de fonctionnement de la ville

-          La poursuite des investissements sur la commune (nous y reviendrons dans la semaine)

-          Le maintien des taux d’imposition

 

L’opposition de son coté n’aura eu de cesse tout au long de cette soirée de fustiger le Maire et son équipe dénonçant tantôt l’augmentation des dépenses, tantôt les économies souhaitées en 2011. Une seule solution que l’ancien Maire a bien fini par avouer : l’augmentation des impôts qu’il a confirmé s’il devait reprendre les rênes de la ville !

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